Le pire dans toute cette année de folie (parce que oui, il y a un pire!), c'est l'attente des résultats définitifs. Parce les langues commencent à se délier, on sait où ses amis en sont, comment ils ont passé l'année, comment ils ont travaillé. Comment ça, on ne le sait pas avant? Eh bien non, les miens ont tout simplement fait la langue de bois; vive l'entraide! vive l'amitié! Résultat, on s'aperçoit au classement provisoire que 5/8 sont classés alors que soit disant ils "galéraient", et quand on leur demande des conseils pour essayer de les suivre en P2, on se heurte à des langues de plomb! Merci les amis.
Enfin bon, laissons tomber les griefs sur les amis. Le pire dans cette année de folie donc, c'est l'attente des résultats définitifs. Pourquoi? Parce que maintenant qu'on sait que la moitié de ses amis passent, on ne fait que se répéter en boucle toute une flopée de compliments et de paroles douces comme : "je suis nulle", "l'an prochain aussi je vais rater", "Incapable", "Je suis une incapable".
Et puis au bout d'un mois on se remet à travailler un peu, en se disant que pour guérir le gouffre d'amour propre causé par l'échec cuisant d'une année de douleur et d'espoir un peu trop vivace (dans le sens où s'il avait été moindre, la descente aurait été moins douloureuse), il n'y a plus qu'à écraser les primants et les autres doublants l'an prochain. Comprendre: finir dans le top 50 au minimum - et pourquoi pas major tiens.

Pendant ce temps, les amis classés que vous connaissiez avant le PCEM1 et qui ont passé l'année dans la même fac que vous se tournent sereinement les pouces en pensant presque affectueusement à l'an prochain. Chouette.